vendredi 23 août 2013

Le web 3.0, c'est pour quand ?



ANTISECHE - On l'imagine beau et intelligent, sachant tout de nous et capable de prévoir nos moindres désirs. Le web 3.0 serait aux données ce que le 2.0 était à nos amis et à notre vie sociale. Mais pour que la chimère devienne réalité, il faut que les développeurs avancent pas à pas, en pragmatiques et sachent raison garder : c'est ce que nous a expliqué Robin Berjon, le consultant en standards web et frenchie au W3C que nous vous avions déjà présenté. Petit point sur la situation.

RSLN : on dit que le web 3.0 sera "sémantique". Qu'est-ce que ça veut dire exactement ?
Robin Berjon : L'idée de base du web sémantique, c'est de mettre en réseau des données qui soient traitables de façon automatique par des ordinateurs. Actuellement le contenu des pages web est orienté vers l'utilisateur, il est fait pour les humains, avec des éléments ergonomiques qui ne sont pas facilement traitables par des machines. Automatiser tout cela, c'est fabriquer un web de données. On parle d'ailleurs de moins en moins de web sémantique, mais plus de web des données, de linked data.
 

Quand on pense à ce web du futur, on imagine tout un tas de chose formidables... qu'est-ce que ça représente pour toi ?
R.B : La vision classique, qui est celle de Tim Berners-Lee lui-même, c'est que tu dis à ton ordinateur "commande-moi une pizza". Il sait qui tu es, il peut retrouver tes préférences, toutes les pizzerias alentour où que tu sois, retrouver les notes de gens que tu connais et en qui tu as confiance, trouver le restaurant dont la pizza qui a la meilleure note en fonction de tes goûts, la commander et la faire livrer à ton adresse. Un monde où les données sont tellement partout et si accessibles que tu n'as pas de question à te poser.
Sauf que ce scénario est inenvisageable dans un futur proche, car il y a encore beaucoup de chemin à faire pour en arriver là. D'abord il faut aller au-delà des données "bêtes". Il faut pouvoir obtenir le contexte de chaque donnée : les données et leur interprétation doivent aller ensemble. Si tu donnes un nom, par exemple celui de Jaurès, la machine doit pouvoir savoir si tu veux parler de l'homme politique, de la station de métro ou du titre d'un livre. Si tu donnes un nombre, il faut savoir à quoi il se réfère. Sur la base de ces informations, on doit pouvoir faire des formes d'inférence ou de recherche. Par exemple, pour trouver toutes les personnes nées le 15 mars dans une liste donnée. Tout ça implique un tas de techniques et de mécaniques.

Justement, où en est-on dans ce processus ?
Il y a eu beaucoup de fantasmes. Une bonne partie des développeurs qui bossent en ce moment sur le web sémantique se tirent une balle dans le pied, car il travaillent sur des trucs qui demandent de repartir de zéro. Ils manquent de contact avec la réalité. Pour que ça fonctionne il faudrait partir de ce qui existe déjà, en l'augmentant avec des modèles tout simples. Aujourd'hui une grosse partie de la communauté sémantique comprend ça, même si certains - les "ontologistes" - veulent mener le débat très loin avec la description de méta-méta-données.
Tout le système d'ontologies complexes dont on a parlé pendant des années - qui consistait, en gros, à créer un nouveau web plus structuré en parallèle de celui que l'on connaît - va a mon avis disparaître, ou sera utilisé dans des cas particuliers. Par exemple pour des données d'entreprise : de nouvelles règles d'inférences, cela peut être intéressant surtout pour des systèmes d'entreprises très complexes.

Le web 3.0 serait alors celui que l'on connaît, mais augmenté ?
Oui. Aujourd'hui on a des données, on a simplement besoin de les traiter de manière plus automatisée. On commence à voir comment faire, mais ça ne va pas être une révolution. Il faudra demander le minimum de changements infrastructurels pour que ça fonctionne.
En fait, c'est plus facile d'obtenir le scénario que j'ai décrit avec des données bien exploitables dans le système existant. Pour moi, l'objectif pragmatique du web sémantique serait de faciliter l'exploitation de données réutilisables. C'est déjà la direction que prennent naturellement les choses. Le web de base est lui-même devenu plus sémantique : il y a beaucoup de données qu'on peut extraire d'une page web de façon automatique.
A l'avenir, on peut imaginer que tout le monde pourra manipuler des données complexes sans avoir besoin de grandes connaissances en informatique. Si on en arrive là, on aura tellement facilité la tâche des développeurs qu'on y aura déjà gagné quelque chose.

Est-ce que le mouvement open data participe de la création de ce web sémantique ?
Le mouvement open data pourrait être parfait pour le web sémantique, mais le problème est que les données ne sont pas au bon format : ce sont en majorité des fichiers Excel, souvent de mauvaise qualité. Pourtant elles sont là, publiées en masse partout dans le monde - et il va bien falloir en faire quelque chose. On ne peut pas demander aux institutions de les convertir elles-mêmes vers de nouveaux formats adaptés au web sémantique : ce serait bien trop cher ! Mais on peut les encourager à continuer de publier leurs données au format CSV, et demander aux développeurs qui souhaitent les utiliser d'ajouter eux-mêmes les métadonnées qui permettront de mieux les traiter. Ce ne serait pas si difficile car ce travail est crowdsourçable.
Pour que l'open data contribue efficacement au web sémantique, il faudra enfin encourager la publication de données de qualité. Le W3C participe de cette normalisation avec ses standards : les données ouvertes se classent par exemple de 1 à 5 étoiles qui permettent d'évaluer la facilité de leur réutilisation.
Mais le web sémantique ne se nourrit pas que de données ouvertes : nos données personnelles participent énormément au système. De ce côté, il faudra s'occuper d'un problème qui n'a pas été soulevé au moment où l'utopie du web sémantique a été formulée : c'est la question de la confidentialité des données.

Source : http://www.frogz.fr/RSLN/post/2013/08/22/Le-web-30-cest-pour-quand.aspx

mardi 20 août 2013

Skype est désormais disponible dans Outlook.com

Microsoft vient d’annoncer la disponibilité de Skype intégré dans sons service de messagerie Skype dans plusieurs pays dont la France.

Microsoft avait annoncé en avril dernier travailler sur l’intégration de son service de téléphonie sur IP Skype dans Outlook. C’est désormais chose faite : Skype est maintenant intégré dans Outlook et le service est disponible pour les clients Outlook.com aux USA, au Royaume-Uni, en Allemagne, au Brésil, au Canada et en France (c’est pour ça que je vous en parle).

Selon Microsoft, cette nouvelle fonctionnalité intégrée permet de réunir pour ses utilisateurs « les deux plus importants services de communication au monde », rappelant que Outlook.com se connecte déjà avec Facebook et ses amis Google, et précisant également que selon un récent sondage Ipsos, 76% des personnes interrogées indiquent que leurs conversations par email se terminent « fréquemment ou occasionnellement » par un suivi téléphonique ou un appel vidéo. Outlook.com compte à ce jour près de 400 millions d’utilisateurs dans le monde.

Rappelons qu’en matière d’intégration de messagerie, Google reste aussi un acteur de choix puisque son service d’appel vidéo Hangout est désormais totalement intégré à Gmail, et permet en outre des conférences comptant jusqu’à huit intervenants, gratuitement.

Source : http://www.presse-citron.net/skype-est-desormais-disponible-dans-outlook-com

Firefox Metro pour la fin d'année



C'était finalement hier que la fondation Mozilla a déclaré que la version finale Metro UI pour Windows 8 sera lancée le 10 décembre prochain. Le but affirmé mais qui a pris plus de temps qu'escompté est d'intrégrer les tuiles, d'accepter sans compromis les extensions, les facilités de navigation, etc. Cette version sera intégrée à Firefox 26, mais il faut dire que ça avance lentement.

En effet la première bêta publique remonte à octobre 2012, la version alpha sera lancée le 16 septembre en même temps que Firefox 24, tandis que la dernière version avant la finale accompagnera Firefox 25. Si Windows 8 sera bel et bien supporté via ses deux interfaces, la fondation met une nouvelle claque à Ballmer en ne supportant pas Windows RT pour des raisons de coûts et de temps, voilà la grande faille de ce RT qui n'aura séduit personne, marginalisé qu'il est par la bande à Ballmer.

DropBox offre 1Go de stockage aux comptes liés à Mailbox

Dropbox a annoncé qu’il est désormais possible de bénéficier d’un stockage de 1 Go supplémentaire juste en liant votre compte à l’appli Mailbox, disponible sur iPhone et iPad.

Besoin d’un peu de stockage en plus sur votre Dropbox ? Voici une idée. En liant votre compte Dropbox à l’application Mailbox pour iOS, vous bénéficiez directement d’une capacité de stockage supplémentaire de 1 Go, gratuitement.

Si vous avez déjà Mailbox sur votre iPhone ou iPad, il ne vous suffira plus qu’à y lier votre compte Dropbox. Pour ce faire, vous devrez vous rendre sur le panneau de configuration de l’appli, taper sur Dropbox, puis remplir vos informations de compte. C’est aussi simple que cela. Vous bénéficierez alors du stockage supplémentaire pour y mettre des photos, des documents, etc. Si vous avez déjà ultérieurement effectué cette connexion, il vous suffit de la désactiver et de refaire l’opération pour avoir vos 1 Go de stockage gratuits.

Avec ce petit cadeau de Dropbox, il est désormais possible de bénéficier d’un stockage gratuit pouvant atteindre les 21 Go, si on compte les autres espaces de stockage gratuits que vous pouvez gagner via d’autres liens.

Pour en profiter, aucune mise à jour n’est nécessaire. L’explication est ailleurs. Mailbox a été racheté par Dropbox au mois de mars. Le service de stockage en ligne avait annoncé dans un communiqué qu’il était « tombé amoureux » de ce client e-mail très populaire.

Par ailleurs, il est à noter que Mailbox voit circuler près de 60 millions de courriers électroniques par jour. Il semblait évident qu’une intégration entre Dropbox et Mailbox était imminente.

Pour ceux qui n’y sont pas familiers, Mailbox est une application qui gère les courriers électroniques sur iPhone et iPad. Développé par Orchestra, Mailbox est limité à la gestion de comptes Gmail. Il est possible d’y ajouter plus de 4 comptes Gmail ou Google Apps.

Source : http://www.presse-citron.net/dropbox-offre-1go-de-stockage-aux-comptes-lies-a-mailbox

vendredi 2 août 2013

Première image de BBM sur Android

BBM se fait attendre, mais grâce à un site américain, on vient d’avoir le premier aperçu de l’application de messagerie de BlackBerry sur un Android Phone. Et plus précisément sur un Samsung Galaxy S3.

A première vue, il n’y a pas de différences majeures par rapport aux versions précédentes de l’application sur l’univers de BlackBerry. On ne sait toujours pas en revanche quand l’app devrait sortir.

Ses concepteurs l’avaient annoncée pour cet été, mais les sorties d’applications sont rares entre le 1er et le 15 août. Il faudra sûrement attendre le mois de septembre. Vu le temps pris par la firme pour enfin lancer son app sur les autres OS, ce délai est tout de même mal venu.


Source : http://droidsoft.fr/2013/08/01/premiere-image-de-bbm-sur-android/

Google voudrait géolocaliser toute l’actualité


Google a souvent des idées un peu folles et qui laissent un peu rêveur. La dernière en date se classe directement dans cette catégorie. Google travaillerait sur un projet permettant de localiser tous les articles de presse géographiquement.

Concrètement, lorsqu’un article mentionnerait un lieu, Google le placerait sur une carte. Vous pourriez donc savoir tout ce qui se passe autour de chez vous, parmi toutes les sources accessibles par Google.


Qu’il y ait eu un feu près de chez vous, une manifestation ou un concert, tant qu’il y a un article dessus, vous pourrez être tenu au courant. Plutôt une idée sympa pour se tenir au courant de la vie de son quartier.

Voici ce qu’a déclaré la vice-présidente de Google à ce sujet dans la presse américaine cette semaine :
«  Ces cartes d’informations hyperlocales me permettront de savoir ce qui se passe en temps réel dans mon quartier. Comme, par exemple, que Miss Mexico s’est rendue en visite dans l’école de mon fils, que le restaurant du coin fait une promo sur ses Burritos ou qu’un individu s’est fait poignarder dans de le parc d’à côté durant la nuit. »

Qu’en pensez-vous ?

Source : http://droidsoft.fr/2013/08/01/google-voudrait-geolocaliser-toute-lactualite/

Dialogue : répondre au téléphone… avec son Mac !

Voici une situation qui vous est sûrement déjà arrivée plus d’une fois. Vous êtes à la maison ou au bureau occupé à jouer ou à travailler sur votre Mac. Tout à coup, un coup de fil vient vous interrompre, c’est Mila Kunis ! Impossible de trouver ce satané téléphone ou même d’y répondre pour le moment, vous n’avez pas les mains-libres ! C’est la que l’app Dialogue intervient et peut vous être essentielle. Vous avez un smartphone compatible au minimum en Bluetooth 2.0 ? iPhone, Android, Windows Phone peu importe !

Tous les téléphones feront ici l’affaire. Une fois votre mobile associé à votre iMac, MacBook Pro vous pourrez directement décrocher à l’écran. Il suffit de répondre à la fenêtre de dialogue « Accept » ou « Decline » (Accepter ou Refuser). Vos contacts téléphoniques ainsi que leur photo sont automatiquement reconnus vous pouvez donc filtrer vos appels sans problèmes. Quoi d’autres ? Dialogue est capable d’enregistrer vos conversations téléphoniques, à votre demande, au format audio MP4 (m4a). Super, non ?



Source : http://lemagtechno.com/dialogue-repondre-au-telephone-avec-son-mac/